Resumo

Updated 08/06/20

  • Sécurité alimentaire et nutritionnelle – protection de culture

    L’IRD a affecté un chercheur, un ingénieur de recherche, 8 thèses d’étudiants nigériens ont été encadrées depuis 2010

    • Agro-biodiversité et adaptation de l’agriculture aux variations climatiques : 

    La zone sahélienne connait une croissance de sa population importante avec par exemple un doublement de la population tous les 21 ans au Niger. De fait la demande alimentaire croit et l’adaptation au cours des dernières décennies s’est faite par un doublement de la surface cultivée au Niger dans un contexte de rendement stagnant. Les surfaces disponibles deviennent rares ou associées à des sols pauvres, et ce système ne peut perdurer dans le temps. Cette situation est exacerbée par le changement climatique qui exerce une pression supplémentaire sur des systèmes agricoles déjà fragiles avec parfois un déplacement de zones agro-écologiques. Même si l’impact en terme total des précipitations sur le Sahel est largement incertain, la plupart des modèles climatiques prédisent un raccourcissement de la période de culture. Les défis pour l’agriculture sahélienne sont donc multiples et il est important d’augmenter la production pour garantir une production agricole locale suffisante.

    Les activités menées par l’UMR DIADE et ses partenaires de l’Université de Niamey et Maradi et du LASDEL visent à explorer et analyser l’adaptation d’espèces importantes pour l’agriculture sur des systèmes associant céréales et arbres, avec un focus initial sur le mil (Pennisetum glaucum) principale céréale au Niger, et des plantes d’intérêt comme le gommier blanc (Acacia senegal).

    • Amélioration des productions végétales et défense contre les agresseurs

    Les invasions biologiques constituent un enjeu sociétal majeur ; elles impliquent généralement des organismes habituellement très prolifiques, présentant une plasticité écologique large et de fortes capacités d’adaptation. Elles induisent la dissémination de nombreux agents pathogènes et de ravageurs des cultures et constituent également une menace pour la biodiversité. Ces invasions biologiques se produisent à la faveur des changements globaux qui favorisent la dispersion et l’anthropisation des milieux, facilitant l’installation des organismes invasifs souvent hautement compétitifs. La sous-région ouest-africaine est considérée comme particulièrement exposée et sensible à ces changements globaux.

    En se basant sur un réseau de partenaires qui regroupent l’Université Abdou Moumouni, le Centre régional AGRHYMET, l’ABN, et des Universités de l’intérieur du pays Zinder, Maradi, Tahoua, l’IRD conduit des activités de recherche dont l’objectif global est de comprendre les modalités de quelques invasions biologiques majeures, et leurs conséquences en matière de santé publique et de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest. Le programme développé par les chercheurs comprend deux volets :

    - Étudier la dynamique d’invasion de la gerbille en lien avec les changements anthropo-climatiques qui affectent les agro-écosystèmes du Sénégal et du Niger ;

    - Étudier la dynamique d’invasion de la mineuse de la tomate en lien avec les compartiments sauvages et cultivés de plantes hôtes, au Niger et au Sénégal.

    • Lutte contre la sous nutrition infantile, par la mise à disposition des populations d’aliments adaptés

    Le Niger présente de fortes prévalences de malnutrition (14,8 %) dépassant les seuils admis par l’Organisation Mondiale de la Santé (10 %) tant en milieu urbain, qu’en milieu rural.

    Les actions de recherche de l’IRD dans ce domaine sont conduites dans le cadre du projet PAFAN (Projet d’Appui à la Fortification Alimentaire au Niger). Le projet PAFAN a pour objectif de renforcer la production locale, la diffusion et la promotion d’aliments fortifiés locaux destinés aux femmes et aux jeunes enfants, et d’appuyer l’état et le secteur privé à créer un cadre favorable pour la consommation de ces produits auprès des populations vulnérables dans 10 départements du Niger. Ce projet cordonné parle le GRET est mis en œuvre avec la participation des ONG humanitaires (Action contre la faim et Concern Worlwide) et des petites entreprises locales (CTA, Garin Yara, et Misola). Les actions conduites par l’IRD portent sur l’appui à la formulation des produits fortifiés, l’étude de conservation des produits en conditions réelles, l’étude de la complémentation de l’alimentation des femmes allaitantes sur leur statut en fer et sur la qualité du lait maternel sur 6 mois.