Updated 08/04/21

En Thaïlande, l'IRD articule ses projets de recherche autour de 3 priorités répondant aux défis majeurs du développement durable: l'environnement, à travers l'étude des écosystèmes, des ressources naturelles et de l'impact des activités humaines ; la santé, via des recherches sur les maladies infectieuses, vectorielles et chroniques touchant la population thaïlandaise ; la société, en s'intéressant aux dynamiques urbaines, à la gouvernance ainsi qu'aux aspects sociaux des questions environnementales.  

Privilégiant le plus souvent une perspective interdisciplinaire, ces projets de recherche s’appuient sur des unités mixtes de recherche et divers instruments de partenariat offerts par l’IRD ayant pour objectif de renforcer la coopération scientifique Sud-Nord et de faciliter les échanges entre équipes travaillant sur la science de la durabilité au niveau international. 

Principaux projets de recherche

Projets liés à l'environnement et aux ressources naturelles

  • Machine learning et perfectionnement des mesures de la biodiversité via la télédétection, 2021-2023

    Comprendre les variations de diversité et de composition des espèces d'arbres tropicaux à grande échelle est extrêmement difficile depuis le sol. Les nouvelles technologies de télédétection sont des outils prometteurs pour cartographier cette diversité à large échelle, notamment sur de vastes zones inaccessibles en forêt tropicale dense. Dans ce projet, nous visons à évaluer la capacité de données aéroportées qui seront acquises sur le parc national de Khao Yai pour cartographier la diversité des arbres à l'échelle du paysage, puis à utiliser cette cartographie pour extrapoler nos estimations de diversité à large échelle à l'aide de données satellites. Plus spécifiquement, nous visons à acquérir des données LiDAR (laser) et hyperspectrales (utilisation de centaines de longueurs d'ondes) en les combinant à des mesures de terrain fines. Ce projet permettra de mieux comprendre la distribution spatiale de la diversité forestière en forêt tropicale et permettra de mettre en place une méthodologie visant à suivre la biodiversité de ces écosystèmes hyperdiversifiés à large échelle.

    UMR : AMAP

    Partenaires : National Biobank of Thailand (NBT), University of Kasetsart

    En savoir plus :

    Maxime Réjou-Méchainmaxime.rejou@ird.fr 

  • BIMODAL : Modélisation de la biodiversité et ses interactions avec les populations humaines, 2019-2021

    La préoccupation concernant la biodiversité a pris une tournure significative en mai 2019 à la suite du sommet de Paris de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) qui a été largement couverte par les médias du monde entier. Il est désormais clair que notre capacité à prédire les changements futurs de la biodiversité en réponse aux changements environnementaux est l'une des clés du développement durable. Les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies soulignent la nécessité urgente de développer la recherche pour améliorer notre compréhension de la dynamique et des mécanismes derrière la perte d'habitats naturels et de leur interaction avec les populations humaines. L'Asie du Sud-Est est une région singulière pour la biodiversité et sa conservation. Cette région abrite certains des écosystèmes les plus riches de la planète ainsi que certaines des zones les plus peuplées et les plus grandes zones urbaines du monde. L’Asie du Sud-Est a connu le taux le plus élevé de déforestation récente de tous les continents.

    Le projet BIMODAL vise à (i) développer des recherches de pointe sur la biodiversité dans le but de cibler la conservation durable des espèces de grande valeur (par exemple, les espèces patrimoniales, ou les espèces phares), (ii) mettre en œuvre des plateformes logicielles « open source » pour suivre et analyser les données de biodiversité en temps réel, et (iii) développer les capacités nationales thaïlandaises dans le développement et l'utilisation de logiciels « open source » en bio-informatique. Les activités de recherche dans le cadre du projet BIMODAL poursuivent quatre objectifs principaux: (i) Évaluer et quantifier les changements d'utilisation des terres à différentes échelles de l'est de la Thaïlande à l’Asie du Sud-Est et leurs conséquences sur la biodiversité; (ii) utiliser les données satellite de la série Sentinel pour quantifier en temps réel les changements dans la couverture et l'utilisation des terres dans l'est de la Thaïlande; (iii) identifier les zones de «nature sauvage» pour la conservation des espèces menacées de prédateurs en mettant l'accent sur le chat pêcheur en Thaïlande, et (iv) développer un logiciel open source pour la modélisation de la biodiversité et les méthodes bioinformatiques et contribuer à son utilisation dans la communauté scientifique thaïlandaise.

    UMR : ISEM (Université de Montpellier/CNRS/IRD/EPHE)

     

    Partenaire : Université de Burapha 

     

    En savoir plus :

     

    Emmanuel Paradis : emmanuel.paradis@ird.fr

     

    Article publié : Piyapong C., Tattoni C., Ciolli M., Dembski S. & Paradis E. 2020. Modelling the geographical distributions of one native and two introduced species of crayfish in the French Alps. Ecological Informatics 60: 101172. DOI: 10.1016/j.ecoinf.2020.101172.

  • SEAWEED : L'érosion des sols dans les bassins versants agricoles : comment les ravines peuvent-elles constituer de potentiels corridors de biodiversité ? 2018-2019

    Avec ce projet, l'objectif était d'étudier l'érosion des ravines dans les bassins versants agricoles et son lien avec la biodiversité. Les chercheurs ont tenté de répondre à la question : Quels sont les processus et les facteurs qui influencent la distribution des semences, les propriétés du sol et les pertes de sol et d'éléments nutritifs le long d'une catena de bassin versant agricole à forte pente ? Leurs travaux ont couvert les cinq sujets suivants : 1) Pertes de sol et d'éléments nutritifs par ruissellement le long de la catena 2) Banque de semences du sol et pluie de semences 3) Infiltration d'eau dans le sol et macrofaune du sol 4) Mouvement des semences et perte de sol par simulation de pluie 5) Mouvement des semences sous l'effet de la pluie naturelle. 

    La première phase du projet a permis de mettre en évidence de nettes différences le long de la catena en matière de propriétés du sol, pertes de sol et de nutriments et sur la banque de semences. Pour restaurer une plus grande biodiversité et limiter l'érosion des sols, une gestion du paysage tenant compte des propriétés de la catena serait bénéfique dans les bassins versants à forte pente. 

    UMR : IESS-Paris, ECO&SOLS, LISAH

    Partenaires : Faculty of Agriculture, Natural Resources and Environment, Naresuan University – Université de Tours, école Polytech – Land Development Department.

    Financement : Partenariats Hubert Curien (PHC Siam) 

    En savoir plus :

    Fiche détaillée du projet

    Jean-Louis Janeau
    Email : jean-louis.janeau@ird.fr  
    Website : https://ieesparis.ufr918.upmc.fr/ 

    Claude Hammecker
    Email : claude.hammecker@ird.fr  
    Website : https://www.umr-lisah.fr/

    Articles publiés

    1.    Anusorn K, Pansak W, Grellier S, Janeau, JL and Intanon S. 2019. Weed seed removal and soil losses by runoff at hillslope scale in maize production, Nan Province. Agricultural Science Journal. 50 (Suppl.):66-71. [in Thai]
    2.    Rodprai, C., Phiokham, P., Khamkajorn, T., Takrattanasaran, N., Grellier, S., Janeau, J L., Intanon, S., and Pansak, W. 2019. Characterization and Classification of Soils along the Toposequence in Hillside Maize Cropping: A Case Study in Nan Province. Agricultural Science Journal. 50 (Suppl.):66-71. [in Thai]

  • M-TROPICS: Observatoire de l'érosion des sols en Asie du Sud-Est, 2000-2019

    Le Management of Soil Erosion Consortium (MSEC) est un réseau de chercheurs étudiant trois bassins versants agricoles représentatifs des terres en pente de l'Asie du Sud-Est (Laos, Thaïlande et Vietnam). Il a été lancé en 1998, et collecte des données depuis 2000 sur le climat, l'utilisation des terres, les pratiques agricoles, le débit des cours d'eau, les rendements des sédiments en suspension et des sédiments de fond. Le MSEC utilise un ensemble uniforme d'outils, de méthodes et de dispositifs. Chaque bassin versant du MSEC comprend plusieurs sous-bassins versants surveillés.

    Au cours de la première phase du projet (1998-2002), le MSEC a cherché (i) à quantifier l'érosion dans de petits bassins versants cultivés selon des pratiques agricoles locales représentatives de ces zones, hors agriculture industrielle moderne, et (ii) à tester des pratiques agricoles alternatives qui permettraient de réduire la dégradation des terres et d'améliorer les moyens de subsistance des ménages pour les communautés habitant des terres en pente et des régions montagneuses.

    La deuxième phase (2003-2010) du MSEC, soutenue par l'Institut international de gestion des eaux (IWMI) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD), a été mise en œuvre en Indonésie, au Laos, aux Philippines (jusqu'en 2005), en Thaïlande et au Vietnam avec des partenaires nationaux. Le but de cette phase était de parvenir à un développement durable des bassins versants en s'attaquant au double défi de la conservation des ressources et du soutien à la sécurité alimentaire. 

    L'IRD et ses partenaires ont ensuite lancé une troisième phase (2011-2015) : Le MSEC a rejoint le Réseau français des bassins versants (SOERE RBV) et le Réseau international d'exploration des zones critiques (CZEN). Le Consortium pour la gestion de l'érosion des sols a été rebaptisé Multi-Scale Environmental Changes afin de souligner l'approche environnementale multi-échelle des processus impactés par les changements globaux.

    Après l'évaluation de la SOERE RBV et de la MSEC en 2015, une quatrième phase (2016-2020) est prévue, en réunissant la MSEC et la BVET en une seule CZO appelée Multiscale TROPIcal CatchmentS (M-TROPICS).

    UMR : iESS-Paris et Géosciences Environnement Toulouse (GET)

    Partenaires : Department of National Parks, Wildlife and Plant Conservation (DNP WPC), Thailand.
    Land Development Department (LDD), Thailand. 

    Financement : INSU – IRD – DNP WPC – Land Development Department

    En savoir plus

    FIche détaillée du projet

    Jean-Louis Janeau
    Email : jean-louis.janeau@ird.fr  
    Website : https://ieesparis.ufr918.upmc.fr/ 

    M-TROPICS Project's Website                                                                                                                    https://mtropics.obs-mip.fr/natural-environment/thailand/

    Articles publiés

    1.   Grellier, S., Seyler, P., Petitjean, C., Bonnet, M.P., Thothong, W., Janeau, J.-L., 2015. Heavy metals contamination in the ecosystem of Mae Thang reservoir in Northern Thailand. SocioEcological Dimensions of Infectious Diseases in Southeast Asia. Morand S. (ed.), Dujardin JeanPierre (ed.), Lefait-Robin R. (ed.), Apiwathnasorn C. (ed.), pp. 57–74.
    2.    Herbreteau, V., Tantrakarnapa, K., Khaungaew, W., Janeau, J.-L., 2015. Water and health : what is the risk and visible burden of the exposure to environmental contaminations ? : insights from a questionnaire-based survey in Northern Thailand, in: Socio-Ecological Dimensions of Infectious Diseases in Southeast Asia. Morand S. (ed.), Dujardin Jean-Pierre (ed.), Lefait-Robin R. (ed.), Apiwathnasorn C. (ed.), pp. 75–88.

Projets de recherche en santé

  • BioVectrol : Biologie et contrôle des moustiques, vecteurs d’agents pathogènes en Thaïlande, 2004-2024

    Le contrôle des maladies à transmission vectorielle est une priorité de santé publique en Thaïlande, en particulier la lutte contre le paludisme, la dengue et l’Encéphalite Japonaise (EJ). Ces maladies ont un point commun, la transmission de leurs pathogènes (parasites ou virus) passe obligatoirement par un moustique vecteur. Ces moustiques appartiennent à des genres différents, Anopheles, Aedes et Culex, respectivement responsables de la transmission des maladies citées ci-dessus. Ces maladies n’ayant pas de vaccin, ou le vaccin ayant une faible efficacité (EJ), la lutte antivectorielle est l’approche de plus efficace pour leur contrôle. Toutefois, avant la mise en place de stratégies de lutte antivectorielle adaptée, une bonne connaissance du contexte entomo-épidémiologique est nécessaire. 

    Ainsi, la collaboration depuis 15 ans avec l’équipe d’entomologie médicale de Kasetsart University (KU) a permis de travailler sur 6 axes de recherches allant de l’identification moléculaire des espèces vectrices à la lutte antivectorielle, après étude de leur capacité vectorielle, comportement et distribution géographique (voir schéma). Ces travaux sont développés plus largement au sein d’un réseau Asiatique (Cambodge, Chine, Indonésie) dont l’épicentre est la Thaïlande et ils ont permis d’obtenir des données pertinentes et utiles aux décideurs locaux et nationaux pour une meilleure gestion des maladies à transmission vectorielle. 

    UMR : HSM

    Partenaires : Dpt Entomology, Faculty of Agriculture, Kasetsart University (KU) - Dpt. Microbiology, Faculty of Science, Mahidol University (MU)

    Financements : 

    • Européens et Français : Projet Européen MALVECASIA (2002-06), PHC Siam (2009-10 et 2015-16), Programme Bio-Asie (2013-15), JEAI BioVecThai (2012-15), bourses Erasmus Mundus (2012-14) et Panacea (2013-14), ARTS Biomérieux/IRD (2014-2017).
    • Thaïlandais : Thai Research Fund (TRF), Golden Royal Jubilee scholarships, International Research Network (IRN).

    En savoir plus

    Fiche détaillée du projet

    Sylvie Manguin : sylvie.manguin@ird.fr

    Theeraphap Chareonviriyaphap : faasthc@ku.ac.th

    Articles publiés

    1.   Tainchum K, Dupont C, Chareonviriyaphap T, Jumas-Bilak E, Bangs MJ, Manguin S. 2020. Bacterial Microbiome in Wild-Caught Anopheles Mosquitoes in Western Thailand. Front Microbiol. 2020;11:965. DOI: 10.3389/fmicb.2020.00965
    2.   Nararak J, Giorgio CD, Sukkanon C, Mahiou-Leddet V, Ollivier E, Manguin S, Chareonviriyaphap T. 2020. Excito-repellency and biological safety of β-caryophyllene oxide against Aedes albopictus and Anopheles dirus (Diptera: Culicidae). Acta Trop. 2020;210:105556.   DOI: 10.1016/j.actatropica.2020.105556

  • COVIDTestTH: Covid-19 et déploiement rapide d'outils et de stratégies de diagnostic pour les communautés (2020-2021)

    La collaboration AMS-PHPT a développé et mis en place dès le mois d’Avril 2020 un dispositif de prélèvements et de diagnostic d’infection par le SARS-CoV-2, l’agent responsable de la pandémie COVID-19. 

    Il s’agit d’abord de réaliser un prélèvement de nez et de gorge dans des conditions garantissant la sécurité des opérateurs et des autres usagers au cas où une personne infectée se présenterait.  Plusieurs approches ont ainsi été développées :

    • Un système de prise de rendez-vous par internet a été créé sur le modèle de celui utilisé pour le projet Napneung pour limiter la présence de plusieurs personnes potentiellement infectées sur le lieu de  prélèvement. 
    • Plusieurs systèmes de recueil des prélèvements sécurisés limitant les contacts : en voiture, cabine et unité mobile
    • Rendu des résultats par SMS

    Le laboratoire où sont réalisés les tests virologiques a été approuvé par le Departement Medical Sciences (DMSc) du Ministère de la Sante Publique de Thaïlande et participe au contrôle de qualité du DMSc satisfaisant ainsi aux critères de qualité qui permettent d’assurer que les résultats rendus soient fiables. 
    Ce dispositif a pu être rapidement déployé à plusieurs sites à Chiang Mai, Lamphun et Phayao. De plus l’utilisation d’une unité mobile de prélèvements a permis à différentes communautés d’être testées.

    UMR : MIVEGEC

    Partenaires : Université de Chiang Mai, Université de Phayao. 

    Financement :  

    IRD, Expertise France, Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), Thailand One Health University Network (THOHUN) USAID et dons privés. 

    En savoir plus

    Fiche détaillée du projet

    Contacts

    Wootichai Khamduang: woottichai.k@cmu.ac.th
    Nicole Ngo-Giang-Huong: nicole.ngo-giang-huong@phpt.org
     

    Liens
    Site web : https://www.phpt.org/covidtestcnx.html
    Page Facebook : https://www.facebook.com/covidtestcnx
    https://www.cmu.ac.th/th/article/a0fd16f4-d829-4098-b5f3-ff627c136b58

  • DisCoVer : De l’histoire naturelle du SARS-CoV2 : Emergence et Réservoir, 2020-2022

    Des enquêtes préliminaires sur les échantillons disponibles collectés en 2013 ont donné une identité nucléotidique moyenne de 96% avec le génome d'un Sarbecovirus (genre de Betacoronavirus) d'un spécimen de chauve-souris Rhinolophidae. Malgré ces annonces, l'ancêtre le plus récent et le plus direct du virus émergent à l'origine de la pandémie de COVID-19 n'a pas encore été découvert et l'histoire naturelle de son émergence reste à élucider. Cela a conduit à la fois l'OMS et l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) à inscrire la recherche du réservoir et l'histoire naturelle de l'émergence comme une priorité absolue. DisCoVER vise à répondre à la question de l'origine du SARS-CoV en réunissant une équipe interdisciplinaire d'experts dans le domaine : de l'Université de Caen, de l'IRD (Unité MIVEGEC), du CNRS, des Universités de Kasetsart et Mahidol (Thaïlande) et du Centre d'Infectiologie Lao Christophe Mérieux.


    L'objectif principal du projet est donc de retracer l'origine du SRAS-CoV2 dans des milieux naturels partageant des caractéristiques biogéographiques et socio-écologiques avec le sud-ouest de la Chine (régions du nord de la Thaïlande et RDP lao). L'objectif est de caractériser le cycle naturel du SRAS-CoV2 et les modalités de son émergence chez l'homme. Le risque d'émergence des Sarbecovirus liés au SRAS-CoV2 infectant des animaux sauvages dans le nord de l'Asie du Sud-Est sera estimé à l'aide d'un modèle qui intégrera des données / analyses phylodynamiques avec les facteurs socio-écologiques, pour développer de véritables stratégies d'anticipation et de prévention des épidémies futures.

    UMR : MIVEGEC (IRD-CNRS-Université de Montpellier)

    Institutions partenaires : Université de Caen Normandie-CHU Caen, Universités de Kasertsart (Faculty veterinary technology) et de Mahidol (Thaïlande)

    Chercheurs thaïlandais partenaires : Sathaporn Jittapalapong (Dean Faculty), Anamika Kritiyakan, Chuanphot Thinphovong (Kasetsart university), 

    Autres chercheurs de l’IRD impliqués dans le projet
    Eric Deharo (représentant IRD au Laos) : eric.deharo@ird.fr 
    Sabrina Locatelli : sabrina.locatelli@ird.fr
    Rodolphe Hamel : rodolphe.hamel@ird.fr  
    Emmanuel Paradis : emmanuel.paradis@ird.fr

    Financements : Financement flash call COVID-19 de l’ANR

    En savoir plus

    Fiche détaillée du projet DisCoVER

    Eric Leroy (IRD): eric.leroy@ird.fr 
    Meriadeg Le Gouil (Université de Caen) : meriadeg.legouil@normandie-univ.fr 
    Serge Morand (CNRS) : serge.morand@cirad.fr 
     


     

  • INGENIOUS: Techniques innovantes de détection des arbovirus émergents en Asie du Sud Est, 2020-2022

    Située au cœur de l'Asie du Sud-Est, la Thaïlande est largement couverte de forêts et de zones rurales entrecoupées de zones urbanisées. Ce pays offre donc une diversité géographique approprié pour l’étude et l’évaluation des facteurs impliqués dans l'émergence et la circulation des virus transmis par les moustiques (MBV). Le virus de la dengue (DENV) et le virus de l'encéphalite japonaise (JEV) circulent activement dans le pays depuis des décennies mais d’autres arbovirus sont également présents, comme le virus Tembusu (TMUV) qui a récemment été décrit comme un virus zoonotique potentiel émergent.

    Ce projet de recherche exploratoire qui est mené en étroite collaboration avec des chercheurs thaïlandais vise à étudier la présence d'éventuels MBV émergents associés à la faune aviaire, dans les élevages de volailles domestiques des zones rurales et urbaines. Associée au dépistage d'échantillons d'animaux, nous utiliserons une stratégie innovante, appelée xénomonitoring moléculaire, basée sur la détection du virus dans les fèces de moustiques à l'aide de techniques moléculaires

    Ce projet apportera de nouvelles perspectives sur l'écologie des MBV associés aux oiseaux en Asie et permettra d’identifier les facteurs responsables de la propagation de ces virus dans la population humaine. Nous espérons que les résultats obtenus au cours de ce projet fourniront de nouvelles informations sur l'impact de la biodiversité et des activités humaines sur les virus transmis par les moustiques en Thaïlande et compléteront les données écologiques obtenues dans le cadre du programme ANR "FutureHealthSEA" dirigé par le Dr Morand. 

    UMR : MIVGEC (IRD-CNRS-UM), ISEM (Dr. Serge Morand, IRD-CNRS-CIRAD, en accueil à l’université Kasetsart)

    Partenaires : Université Walaïlak (Dr. Jiraporn Jaroenpool, Medical Technology Dpt), Université Mahidol (Dr. Ronald Vargas, Faculté de Medecine Tropicale, Département d’Entomologie Medicale), IRBA (Institut de Recherche Biomédicale des Armées, Dr. Albin Fontaine, Unité de Parasitologie et Entomologie (UPE). alexandre.dumont@ird.fr

    Financement : Labex CEMEB (Université de Montpellier), https://www.labex-cemeb.org/en/exploratory-research-projects


    En savoir plus


    Fiche détaillée du projet

    Rodolphe Hamel
    rodolphe.hamel@ird.fr
     

  • QUALI-DEC: Recours approprié à la césarienne grâce à une prise de décision de qualité par les femmes et les soignants, 2020-2025

    Le recours excessif à la césarienne a des conséquences néfastes sur la santé de la mère et de l'enfant. Elle accapare également des ressources essentielles dans le monde entier et entrave l'accès universel aux services de santé. L'objectif du projet QUALI-DEC est de développer et d'évaluer une stratégie visant à mettre en œuvre des interventions non cliniques pour réduire les césariennes non médicalement justifiées en Argentine, au Burkina Faso, en Thaïlande et au Vietnam. 

    Cette stratégie combine quatre ingrédients principaux :

    • des leaders d'opinion pour mettre en œuvre des directives cliniques fondées sur des données objectives;
    • des audits de césariennes et des feedbacks pour aider les prestataires à identifier les césariennes potentiellement évitables;
    • un outil d'analyse à la décision pour aider les femmes à prendre de meilleures décisions sur le mode d'accouchement;
    • la mise en œuvre des recommandations de l'OMS sur l'accompagnement pendant le travail pour aider les femmes à accoucher par voie vaginale.

    Le projet encourage l'engagement des parties prenantes à tous les niveaux (décideurs politiques, soignants et utilisateurs finaux, c'est-à-dire les femmes) dès le début du projet afin de mettre en œuvre les différentes composantes de l'intervention, en tenant compte du contexte local, et d'assurer une maximisation des effets attendus.  Afin d'améliorer la qualité de cette mise en œuvre et l'utilisation des résultats, des actions de transfert de connaissances seront déployées. Une attention particulière sera accordée aux questions d'équité et aux considérations de genre lors des enquêtes et de l'interprétation des résultats.

    En résumé, le projet améliorera l'utilisation appropriée des césariennes et répondra à plusieurs cibles des ODD, notamment l'amélioration de la santé maternelle et néonatale et la réduction des inégalités entre et au sein des pays.

    UMR 196 - CEPED 

    Partenaires : Karolinska Institutet (Suède), University College Dublin - National University of Ireland, World Health Organization (Suisse), Centro Rosarino de Estudios Perinatales Asociacion (Argentine), Khon Kaen University, Fundacio Blanquerna (Espagne), Centre national de recherche scientifique et technologique - Institut de Recherche en sciences de la santé (Burkina Faso), Pham Ngoc Thach University of Medicine (Vietnam)

    Financement : 

    3 997 295 €

    • Commission européenne (programme H2020)
    • WHO

    En savoir plus


    Fiche détaillée du projet

    https://www.qualidec.com/

    Alexandre Dumont
    alexandre.dumont@ird.fr

    Myriam De Loenzien 
    myriam.de-loenzien@ird.fr

  • NAPNEUNG : optimisation du dépistage du VIH, 2015-2019 (première phase), 2019-2022 (seconde phase)

    Le nombre de personnes infectées par le VIH connaissant leur statut VIH et de celles non infectées mais à haut risque d'infection utilisant des méthodes de prévention adaptées reste très insuffisant pour mettre fin à l'épidémie. Des interventions efficaces existent et sont d'un prix abordable. Le recours insuffisant aux services de dépistage et de prévention est donc un problème majeur. Napneung est un programme de recherche interventionnelle visant à évaluer des stratégies d'optimisation de l'utilisation de ces services.

    Lors la première phase de Napneung, d'une part des méthodes de sensibilisation ciblant les personnes à risque ont été développées (médias sociaux, interventions sur le terrain). Plus de 7000 sessions de dépistage ont été réalisées. D'autre part, des stratégies de rétention dans les services de dépistage et de prévention des personnes à haut risque d'infection VIH ont été évaluées avec les méthodes de la recherche clinique de type essai randomisé contrôlé. Cela a montré que le conseil assisté par ordinateur est bien accepté et réduit le temps consacré au conseil sans diminuer la proportion d'utilisateurs se présentant ensuite pour un nouveau dépistage, ni la valeur éducative du conseil, ni le risque de comportements sexuels à risque. De plus, des interventions aussi simples, faciles à mettre en oeuvre et abordables que la prise de rendez-vous et l'envoi d'un rappel une semaine à l’avance permettent d’augmenter considérablement le suivi des personnes à haut risque d'infection.

    La deuxième phase – en cours – vise à étudier les conditions de mise en oeuvre et d'intégration de l'accès généralisé à des services de prévention et de dépistage du VIH de qualité dans le système de santé existant dans des villes de taille moyenne en Thaïlande. Dans ce cadre sont évalués l’utilisation d’autotests sous supervision, un programme de conseil assisté par ordinateur et un système de prise de rendez-vous en ligne. Tous les usagers sont aussi testés pour la syphilis et les hépatites virales B et C, et pour ceux à risque pour d'autres infections sexuellement transmissibles. Des sous-études sont consacrées à ces trois infections.

    UMR : MIVEGEC

    Partenaires : Université de Chiang Mai, Université de Phayao, Ministère de la Santé Publique en Thaïlande, hôpitaux publics dans les provinces de Chiang Mai, Chiang Rai, Phayao et Lampang, associations de support aux personnes affectées par le VIH ou les hépatites virales.

    Financement :  

    • Première phase : Initiative 5 %, Expertise France (14SANIN204). Montant : 632,705.09 €.
    • Seconde phase : Initiative 5 %, Expertise France (18SANIN210). Montant : 1,384,938.03 €.

    En savoir plus

    Fiche détaillée du projet

    Contacts
    Gonzague Jourdain : gonzague.jourdain@ird.fr
    Nicolas Salvadori : nicolas.salvadori@phpt.org

    Liens
    Site web : https://www.napneung.net/
    Page Facebook : https://www.facebook.com/napneung/
    ClinicalTrials.gov : https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT02752152 (première phase),
    https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04585165 (seconde phase)

    Derniers articles publiés:

    1. Salvadori et al, AIDS Behav. 2020 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31605294/
    2. Salvadori et al, J Int AIDS Soc. 2020 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32294318/

  • ZIKAHOST : Les facteurs de l'hôte associés à la neuropathogénicité du virus Zika, 2018-2022

    Le flavivirus Zika (ZIKV) est responsable de la fièvre Zika. De manière très inquiétante, lors des récentes épidémies de Zika, des complications neurologiques comme le syndrome de Guillain-Barré ou des microcéphalies congénitales ont été décrites. A présent, il est nécessaire d’appuyer les efforts visant à mieux comprendre la pathogénicité du ZIKV. Les partenaires du consortium ZIKAHOST furent les premiers à explorer et publier sur la biologie du ZIKV. L’infection par le ZIKV induit fréquemment une inflammation, associée aux réponses immunitaires exacerbées à l'origine d’atteintes cérébrales.

    Nos résultats préliminaires montrent que le ZIKV module l’expression de gènes impliqués dans la neurogénèse dans les hNPC. Cependant, il reste à identifier les mécanismes moléculaires qui permettent au ZIKV d’échapper à la réponse immune antivirale dans le système nerveux central. De plus, les raisons des complications provoquées par les différents isolats du ZIKV restent à déterminer. Les objectifs spécifiques du ZIKAHOST sont :1) D’identifier les récepteurs clés impliqués dans l’infection par le ZIKV et déterminer leur importance dans le neurotropisme viral, 2) De déterminer les réponses cellulaires induites par le ZIKV par les cellules du cerveau ; 3) De caractériser les différentes étapes des atteintes cérébrales induites par le ZIKV dans les cellules et les tissus du cerveau dans différents stades de développement. Nos recherches devraient fournir des avancées majeures et nous permettre d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles pour bloquer la propagation du ZIKV. 

    UMR : MIVEGEC, (Principal Investigator, Dr. Dorothée Missé, France), INSERM UMR 7212 (Dr Ali Amara, France), and INSERM U1141 (Dr. Pierre Gressens, France) 

    Partenaires : Department of Clinical Microbiology and Applied Technology Faculty of Medical Technology, Mahidol University (Dr. Sineewanlaya Wichit, IRD Partner, Thailand).

    Financements : 

    • ANR Générique : https://anr.fr/Project-ANR-17-CE15-0029 
    • Thailand Research Fund (TRF) (grant no. MRG6280009) PI: Dr. Wichit Sineewanlaya
    • PHC-SIAM: 2021-2022 The Host factors of Zika virus neuro-pathogenesis (PI France: Dorothée Missé, PI Thailand: Sineewanlaya Wichit)

    En savoir plus

    Fiche détaillée du projet

    Dorothée Missé : dorothee.misse@ird.fr
    Sineewanlaya Wichit: sineewanlaya.wic@mahidol.ac.th
    Ali Amara: ali.amara@inserm.fr
    Pierre Gressens: pierre.gressens@inserm.fr

    Derniers articles publiés: 

    1.   Wichit S, Hamel R, Zanzoni A, Diop F, Cribier A, Talignani L, Diack A, Ferraris P, Liegeois F, Urbach S, Ekchariyawat P, Merits A, Yssel H, Benkirane M, Missé D. SAMHD1 Enhances Chikungunya and Zika Virus Replication in Human Skin Fibroblasts. Int J Mol Sci. 2019 Apr 5;20(7):1695. DOI: 10.3390/ijms20071695.

    2.  Wichit, S., Hamel, R., Yainoy, S., Gumpangseth, N., Panich, S., Phuadraksa, T., Saetear, P., Monteil, A., Morales Vargas, R., & Missé, D. (2019). Interferon-inducible protein (IFI) 16 regulates Chikungunya and Zika virus infection in human skin fibroblasts. EXCLI journal, 18, 467–476. DOI: 10.17179/excli2019-1271

     

Projets en sciences humaines et sociales

  • HAZE : Les dimensions socio-écologiques de la pollution de l’air au Nord de la Thaïlande, 2018-2022

    Le projet Haze est mené par deux chercheurs de l’IRD (Olivier Evrard, UMR PALOC) et de l’Université de Hawai’i at Manoa (Mary Mostafanezhad, Département de Géographie) et a reçu un financement de la National Science Foundation aux Etats Unis pour 3 ans, de 2018 à 2021. Le but de ce projet est d’étudier les aspects sociaux de la pollution de l’air à Chiang Mai au Nord de la Thaïlande. 

    Durant la saison sèche, entre février et avril, un épais nuage de pollution recouvre Chiang Mai (ainsi qu’une grande partie de l’Asie du Sud et du Sud-Est mais avec des variations de calendrier et d’intensité), provoquant de nombreux problèmes sanitaires (maladies respiratoires) et économiques (baisse de la fréquentation touristique, perturbation du trafic aérien). Contrairement aux aspects physico-chimiques et biophysiques (absence de précipitations en saison sèche, inversion des températures, combustion de biomasse notamment), les facteurs sociaux et économiques à l’origine de ce phénomène n’ont pas (ou peu) été étudiés pour l’instant. Dans le cadre d’un projet collaboratif nous montrons que ce nuage de pollution est aussi une production sociale : usages coutumiers du feu pour la gestion des forêts et des champs, transitions rapides vers l’agriculture de marché, exode rural, résidences secondaires dans les campagnes et développement de l’économie touristique etc. Tous ces éléments contribuent à la constitution de savoirs, de récits et de représentations sur l’environnement qui font partie intégrante du problème de la pollution de l’air : ils en questionnent l’ancienneté, la réalité et la mesure ; ils en désignent fréquemment les responsables, avec pour conséquence de renforcer les divisions, réelles ou fantasmées, entre groupes ethniques, entre classes sociales ou entre urbains et ruraux ; enfin, ils sont repris, tout ou partie, par les décideurs locaux et influencent directement les politiques environnementales.

    UMR : PALOC (IRD/MNHN)

    Partenaires : Université de Hawai’I at Manoa, Université de Chiang Mai

    Financement : Financement NSF: https://www.nsf.gov/awardsearch/showAward?AWD_ID=1829160

    En savoir plus 

    Fiche détaillée projet HAZE

    Olivier Evrard : olivier.evrard@ird.fr
    Mary Mostafanezhad : mostafan@hawaii.edu
     

    Article publié

    1.    Mostafanezhad M, Evrard, O. 2020. Chronopolitics of crisis: A historical political ecology of seasonal air pollution in northern Thailand. Geoforum. ISSN 0016-7185. DOI: 10.1016/j.geoforum.2020.05.011.

    2.   Olivier Evrard et Mary Mostafanezhad, « La pollution de l’air en Thaïlande du Nord : d’un phénomène saisonnier à une crise écologique », Moussons, 34 | 2019, 49-69. DOI: 10.4000/moussons.5310

Les laboratoires mixtes internationaux (LMI)

Programme de recherche co-construit et codirigé par l’IRD et ses partenaires locaux (universités et instituts de recherche) autour d’une thématique scientifique et d’une plateforme commune, un projet de LMI a pour vocation de développer et de consolider la recherche multidisciplinaire en devenant à terme (ou en s’intégrant dans) une structure opérationnelle de recherche durable sous la responsabilité du pays partenaire. Il peut être bilatéral ou régional.

En Thaïlande, un LMI régional est actuellement actif :

  • LMI LUSES - An International joint laboratory on the impacts of rapid land use change on soil ecosystem services.

Le LMI LUSES est un programme conjoint de recherche et de formation au niveau régional, porté par l’IRD et des universités et instituts de recherche de la région Sud-Est asiatique.

Les projets de recherche mis en œuvre dans le cadre de LUSES sont centrés autour des problématiques liées au contexte agricole en Asie du Sud-Est, notamment de la compréhension de l’évolution des systèmes social et agricole. Basé sur les approches biophysiques et socio-économiques, LUSES vise à promouvoir les collaborations scientifiques aux niveaux régional et international, et au renforcement des capacités dans les domaines liés à l’impact du changement d’utilisation des terres sur les services écologiques du sol. Les connaissances et compétences issues de LUSES permettront de soutenir une gestion durable des agrosystèmes sans cesse en mutation de la région. 

Les jeunes équipes associées (JEAI)

Une JEAI permet à un groupe de chercheurs du Sud (au moins trois) de se constituer en équipe, ceci à travers la réalisation d’un projet de recherche et de formation par la recherche. En étroite collaboration avec une unité de recherche IRD, le projet doit servir de catalyseur pour que la JEAI soutenue devienne une équipe solide et reconnue dans son domaine. Ce partenariat vise à faciliter l’insertion de la jeune équipe dans des réseaux scientifiques nationaux et internationaux.

En Thaïlande, une JEAI est active depuis 2018 : 

  • JEAI SymbiTrop - Symbiose chez les légumineuses tropicales 

L’azote est un élément essentiel pour la croissance des plantes. Bien que celui-ci soit abondant dans l’atmosphère (79%), la plupart des plantes ne sont pas capables de l’utiliser sous cette forme. Cependant, certaines plantes de la famille des légumineuses ont su contourner cette difficulté en s’associant symbiotiquement avec des bactéries du sol, appelées rhizobia. Cette symbiose aboutit à la formation d’un nouvel organe, le nodule, contenant les bactéries capables de fixer l’azote atmosphérique pour le bénéfice de la plante. Les légumineuses jouent ainsi un rôle agronomique et écologique majeur. C’est le cas des légumineuses tropicales cultivées (soja, niébé, arachide, haricot mungo) qui constituent la base alimentaire de nombreux pays du Sud mais pour lesquels les connaissances sur la symbiose demeurent limitées.

En partenariat avec la Suranaree University of Technology, la JEAI SymbiTrop propose donc d'effectuer une pluralité de recherches pour améliorer notre compréhension de la symbiose chez les légumineuses tropicales : 

  • une recherche fondamentale académique sur la compréhension des bases moléculaires de la symbiose entre les bactéries Bradyrhizobium et les légumineuses tropicales cultivées.
  • une recherche appliquée sur deux espèces de Vigna, plante alimentaire de première importance en Thaïlande (V. radiata et V. mungo) en identifiant chez les bactéries symbiotiques associées les effecteurs T3SS qui jouent un rôle positif ou négatif dans la mise en place du nodule et son efficacité à fixer l’azote.  Ces connaissances permettront la sélection des rhizobia compatibles les plus efficaces, qui pourront être utilisés par les paysans dans leurs champs afin d’améliorer les rendements de production sans avoir à utiliser des engrais azotés.                 
  • Consolider les compétences de recherche sur les interactions plantes-microorganismes et renforcer le partenariat France-Thaïlande à travers la formation et l'échange de jeunes scientifiques des deux parties.

En conclusion, ce travail approfondira notre compréhension du rôle du T3SS dans l'interaction rhizobium/légumineuse et ces nouvelles connaissances pourront être utilisables pour le développement d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement.

En savoir plus

Fiche détaillée du projet

Eric Giraud (IRD) : eric.giraud@ird.fr
Panlada.Tittabutr : panlada@sut.ac.th - Institute of Agricultural Technology, School of Biotechnology, Suranaree University of Technology