Updated 05/05/23

Référent scientifique incontournable sur la scène européenne et internationale, l'IRD contribue à la programmation de la recherche, oeuvre en synergie avec les institutions, développe des actions d'influence, mobilise les acteurs du développement afin d'accompagner les politiques publiques.
 

Leader de la recherche pour le développement en Europe

L’IRD mène des actions pour influencer les politiques et programmes de recherche européens. L’objectif est de s’assurer que les questions de recherche pour le développement soient pleinement incluses dans les orientations stratégiques de l’Union européenne.

Afin d’apporter des réponses aux défis sociétaux et globaux communs à l'Union européenne et aux pays en développement, notamment méditerranéens et africains, l’IRD mène un double plaidoyer auprès des institutions européennes : d’une part pour plus de coopération avec ces pays en développement dans le programme Horizon Europe et, d’autre part, pour un rôle plus affirmé de la recherche dans le programme Global Europe

En ce qui concerne Horizon Europe, l’IRD porte les sujets pour lesquels la coopération avec les pays en développement est primordiale : le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, la conservation de la biodiversité, les risques de pandémies et l’approche One Health, l’agroécologie, ou encore les forêts. S’agissant de Global Europe, l’IRD positionne des volets recherche sur des sujets qui trouvent un réel écho auprès des Délégations de l’Union européenne (DUE) dans les pays concernés, tels que le changement climatique, l’agroécologie, les systèmes alimentaire durables, les inégalités, l’approche One Health ou encore les enjeux en lien avec les océans et les littoraux.

Pour mener à bien l’ensemble de ces actions, l’IRD s’appuie sur sa Cellule Europe, composée du Service des affaires européennes (SAE), de la Représentation auprès de l’Union européenne à Bruxelles et des Délégations Régionales.

 

Renforcer la place des ODD dans le programme Horizon Europe 

Les enjeux de la recherche collaborative avec les pays en développement doivent être plus présents dans le programme européen pour la recherche Horizon Europe afin de concrétiser la vision d’ouverture de la Commission européenne « Open to the world ». Les avancées de la science avec les pays en développement sont une condition sine qua non pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et pour réduire les inégalités entre et dans les pays. C’est pourquoi l’IRD plaide pour renforcer la place de la coopération internationale de ces objectifs dans le programme Horizon Europe de la Commission européenne (2021-2027).

 

Renforcer la place de la science dans le programme Global Europe

L’IRD plaide en faveur de plus de recherche avec les pays en développement dans le programme de coopération internationale Global Europe. La recherche est une composante fondamentale pour mettre en œuvre des projets durables, intégrants et en adéquation avec les besoins des pays partenaires.

 

Participation aux programmes européens

L’IRD participe activement aux appels à projets des programmes européens : le programme-cadre pour la Recherche et l’Innovation Horizon Europe et le programme Global Europe pour la coopération et le développement.

Dans le cadre de la programmation précédente 2014-2020, l’IRD a obtenu le financement de 73 projets par le programme Horizon 2020 et a participé à 39 projets financés sur le programme EuropeAid (dont 13 projets sur l’initiative DeSIRA).

L’IRD est aussi mobilisé sur d’autres programmes européens, comme le programme Erasmus+ Capacity Building in Higher Education (CBHE), le programme LIFE, ESA/Copernicus, FEDER et Interreg, ainsi que sur les différents partenariats d’Horizon Europe, tels que Biodiversa+, PRIMA, Water4All et EDCTP3.

  • Horizon Europe

    Horizon Europe est le programme de financement de la recherche et de l’innovation de l’Union européenne pour la période 2021-2027. Principal instrument de mise en œuvre de l’espace européen de la recherche, il est doté d’un budget d'environ 95,5 milliards d’euros. Il prévoit des financements dans le cadre de quatre piliers :

    • La science d'excellence ;
    • Les problématiques mondiales et la compétitivité industrielle européenne ;
    • L'Europe plus innovante ;
    • Élargir la participation et renforcer l'espace européen de la recherche.

    Dans le cadre du premier pilier, les chercheurs de l’IRD sont bien mobilisés pour déposer des projets d’excellence scientifique aux appels European Research Council (ERC) ainsi que des projets réseaux et mobilités de chercheurs (MSCA-Staff Exchanges). Les chercheurs de l’IRD se mobilise également pour déposer des projets collaboratifs dans le cadre du pilier 2.

  • Global Europe

    L'Union européenne et ses États membres représentent le principal bailleur du développement avec plus de la moitié (56%) de l’aide publique au développement (APD) dans le monde. Au sein de la Commission européenne, la direction générale des partenariats internationaux (DG INTPA) est chargée d'élaborer les politiques européennes en matière de développement et de fournir l'aide de l'Union européenne dans le monde par l'intermédiaire de projets et de programmes. 

    Dans le cadre du programme Global Europe, l'IRD s'implique dans les subventions et marchés de services financés, notamment à travers les activités suivantes :

    • Recherche appliquée : études, mise au point d’innovations et de nouvelles technologies, approche multi-acteurs dans des écosystèmes de R&I, constitution de bases de données ;
    • Valorisation des résultats de la recherche : assistances techniques, actions de renforcement de capacités, expertises, en favorisant leur application dans les politiques publiques, dans des initiatives du secteur privé ou de la société civile.
  • Erasmus+

    Le programme Erasmus+ est le programme européen pour l’éducation et la formation, la jeunesse et le sport, dont le budget global en 2023 est de 4,43 milliards d'euros. L'IRD peut notamment se positionner sur les Capacity building in Higer Education (CBHE), qui financent des projets transnationaux de coopération pour améliorer et renforcer la qualité de l'enseignement supérieur ainsi que sa pertinence pour le marché du travail et la société. Les projets doivent donc apporter de nouvelles compétences ou connaissances pour améliorer le potentiel d'insertion professionnelle, mais aussi encourager l'éducation inclusive et l'équité, et moderniser les systèmes d'éducation supérieur, dans un esprit de coopération inter établissements et internationale.

    Selon le niveau de structuration, le montant alloué par projet peut atteindre 1 million d'euros. Les projets de renforcement des capacités doivent obligatoirement associer des établissements d’enseignement supérieur des pays membres du programme et des pays tiers non associés. Ils peuvent également associer des organismes publics ou privés, avec ses entités affiliées (le cas échéant), actifs sur le marché du travail ou dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, situés dans un pays tiers non associé au programme Erasmus.

  • PRIMA : recherche et innovation en Méditerranée sur l’eau, l’agriculture et l’alimentation

    Le programme Partnership on Research and Innovation in the Mediterranean Area (PRIMA) repose sur un partenariat en faveur de la recherche et de l’innovation dans la région euro-méditerranéenne. Il porte sur les systèmes alimentaires et les ressources en eau, pour des sociétés méditerranéennes durables et inclusives.

    L’objectif : renforcer la coopération dans le domaine de la recherche et de l’innovation entre les pays méditerranéens, afin de développer des solutions innovantes qui contribuent aux défis de production alimentaire durable et de sécurité en eau dans la région méditerranéenne.

    19 pays participent à l’initiative : Croatie, Chypre, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Malte, Portugal, Slovénie, Algérie, Maroc, Egypte, Jordanie, Liban, Turquie, Tunisie, Israël.

    D’une durée de 10 ans (2018-2028), PRIMA est financé à hauteur de 494 millions d’euros, dont 274 millions en provenance des États participants et 220 millions de la Commission européenne.

    Trois thématiques sont couvertes par PRIMA : la gestion de l’eau, les systèmes agricoles et la chaîne de valeur agro-alimentaire.

Partenariat Europe-Afrique

L'Union Africaine (UA) et l'Union européenne (UE) se sont engagées depuis 2007 dans un Partenariat stratégique UA-UE pour dessiner l’avenir des collaborations sur des sujets d’intérêts partagés. La 8ème priorité de ce partenariat porte notamment sur la science, la société de l’information et l’espace.

Le 5ème Sommet Union Africaine - Union européenne s’est déroulé en novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dix ans après l'adoption de la stratégie commune Afrique-UE. À cette occasion, les dirigeants africains et européens ont conjointement mis l'accent sur le thème de l'investissement dans la jeunesse pour un avenir durable. Il s'agit là d'une priorité pour l'Afrique comme pour l'UE, 60 % de la population africaine ayant moins de 25 ans.

D’autres priorités du partenariat UA-UE ont été établies : la paix et la sécurité ; la gouvernance, notamment la démocratie, les droits de l’homme, les migrations et la mobilité ; les investissements et le commerce ; le développement de compétences et la création d’emploi.

L’IRD était présent lors de 5 événements parallèles au Sommet d'Abidjan en 2017 sur des thématiques phares du sommet : gouvernance, migration, climat. Lors de ce sommet, l'IRD et ses partenaires se sont également réunis pour lancer un appel aux autorités africaines et européennes afin de soutenir de façon pérenne la recherche d’excellence sur le continent africain.

Un 6ème sommet UE-UA s’est tenu les 17 et 18 février 2022 à Bruxelles où les chefs d’Etat et de gouvernement des Unions européenne et africaine ont affirmé l’ambition d’un partenariat renouvelé pour un avenir commun autour des enjeux de sécurité, paix, solidarité et développement durable.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Global Gateway de l’UE, ce sommet a lancé l’agenda innovation UE-UA, ayant notamment comme objectif de stimuler la coopération entre les organismes de recherche africains et européens.

Depuis longtemps, l’IRD est actif dans la coopération UA-UE, de par son ancrage historique sur le continent africain et au travers de divers projets menés avec ses partenaires scientifiques africains, que ce soit dans le domaine de la santé, de la nutrition, de l’agriculture, de l’observation climatique, de la biodiversité, des migrations.  À Bruxelles, l’IRD a encouragé l’avancée de l’initiative African Research Initiative for Scientific Excellence (ARISE) sur le modèle de l’ERC

 

> Contacter le service des Affaires Européennes (SAE)

Photo prise à l'occasion de la COP25

© DR

Encourager la science de la durabilité sur la scène internationale

Au niveau international, l’IRD œuvre à renforcer ses liens, d’une part avec les institutions internationales engagées dans la coopération au développement, notamment celles relevant du système des Nations-Unies, les Banques de développement bilatérales ou multilatérales, et d’autre part les nouveaux acteurs du développement au premier rang desquels les fondations. 

Cette stratégie internationale, reposant sur le partenariat scientifique équitable, s’entend au service de deux objectifs principaux. Le premier consiste à faire connaître les positions et avancées de la recherche au service des ODD en vue de nourrir le dialogue science-société et de fournir des outils d’aide à la décision aux décideurs. Le second vise à construire des partenariats innovants et à mobiliser des ressources au bénéfice des projets de recherche qu’il met en œuvre.

L’IRD inscrit ses actions dans un triptyque qui en fait un acteur unique de la recherche au développement : pleinement intégré au sein de l’équipe France, il développe en effet une approche interdisciplinaire résolument ancrée au sud. Sur la scène internationale, l’IRD est de ce fait un acteur phare pour répondre aux défis portés par l’agenda du développement durable 2030 et assurer une interface science-politique.

L’IRD contribue dans ce cadre à alimenter la position de la France, pilotée par l’une de ses tutelles, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, sur les grands débats internationaux et participe pleinement aux conférences dédiées. 

Contribution aux conventions et plateformes scientifiques intergouvernementales

L’action internationale de l’IRD s’inscrit notamment dans le cadre des trois conventions issues du sommet de la Terre de Rio de 1992 portant sur la biodiversité, les changements climatiques et la désertification, trois thématiques sur lesquelles l’expertise scientifique est essentielle et qui sont autant de priorités pour l’IRD et ses partenaires (académiques, scientifiques, organisations de la société civile). 

Ces conventions font l’objet d’un suivi lors des conférences des parties (dites COP). L’IRD s’engage dans l’appui aux négociations (contribution à la position française et appui à la formation des négociateurs du Sud), la réalisation de publications scientifiques ou grand public et l’organisation d’événements parallèles présentant des projets de recherche en lien avec ses partenaires du Sud.

À titre d’exemple, l’IRD et ses partenaires ont organisé plusieurs événements parallèles lors de : 

L’IRD contribue également de façon importante aux plateformes scientifiques intergouvernementales. Des chercheurs de l’IRD participent ainsi régulièrement aux travaux de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui alimente le dialogue international science-société autour des enjeux de protection de la biodiversité.

Conférences phares sur les enjeux de l’agenda 2030

L’action de diplomatie scientifique de l’IRD s’entend au-delà des COP et l’Institut prend également part aux principales conférences internationales portant sur les grands enjeux de l’agenda 2030 pour y faire valoir son expertise et son ancrage sud. 

L’IRD prend ainsi régulièrement part au Forum Politique de Haut Niveau organisé à New York tous les ans en juillet. Ce forum constitue la principale plate-forme politique « universelle » pour porter l’Agenda 2030 et proposer des orientations en vue de la mise en œuvre effective des Objectifs de développement durable (ODD). 

En mars 2019, l'IRD a pris part à deux événements majeurs à Nairobi : l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (ANUE) et la troisième édition du One Planet Summit (OPS)

FAO dialogue stratégique

© DR

Innovation partenariale pour atteindre les ODD

La science s’avère indispensable à la mise en œuvre des accords internationaux et à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). Au cœur de l’ambition internationale de l’IRD : renforcer ses relations institutionnelles et ses collaborations scientifiques avec les acteurs phares du développement. C’est pourquoi, fort de l’importance des enjeux scientifiques qu’il porte, de son interdisciplinarité et de la dimension internationale de ses équipes de recherche, l’IRD co-construit des partenariats et des projets avec des bailleurs internationaux, des partenaires de coalition et des fondations. 

Avec les agences de l’ONU et les partenaires de coalitions 

L’IRD travaille main dans la main avec plusieurs agences et programmes internationaux, notamment ceux des Nations unies (FAO, PNUE, PNUD, OMS, etc.)

Avec les bailleurs bilatéraux et multilatéraux au développement 

Conduire une recherche d’excellence, renforcer nos propres capacités de recherche ainsi que celles de nos partenaires et catalyser le dialogue science-décideurs requièrent le montage de partenariats toujours renouvelés et de projets innovants. C’est pourquoi, l’IRD oriente son action internationale vers les bailleurs bilatéraux et multilatéraux du développement, vecteurs de financement

Avec les nouveaux acteurs du développement 

L’IRD collabore activement auprès des nouveaux acteurs du développement, au premier rang desquels les mécènes et philanthropes en vue de faire dialoguer deux mondes partageant une même volonté d’innovation que sont la recherche et la philanthropie.

> Contacter le Service partenaires et bailleurs internationaux (SPBI)